Marcher dans la neige avec des ballons à l’hélium

(publié le dix-sept décembre 2012)

J’adore marcher quand il neige, même si dehors je croise cent personnes, j’ai toujours l’impression d’être dans ma bulle, d’être toute seule à profiter des flocons. J’ai envie d’acheter des ballons gonflés à l’hélium demain et de marcher avec Mini Fée en poussette, les ballons dans une main, un attaché autour de son poignet.

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Fraises et crème à la mascarpone, pour le petit déjeuner, bientôt

(publié le treize décembre 2012)

Chère Élisa,

Au mois d’août, au mariage de ma meilleure amie, tu avais de la calamine sur ton visage et sur tes cheveux, pour diminuer les démangeaisons provoquées par une infection de merde. C’était la première fois que tu étais malade. Je t’avais mise une robe trop longue, fleurie, si jolie. Je crois que c’est la seule fois que tu l’as portée, j’ai oublié de te la remettre, mais je la laisse dans ta garde-robe, comme si demain il faisait à nouveau trente degrés et que tes jambes rapetissaient.

Tes jambes ne rapetissent pas. Tes jambes sont lovées contre ton ventre, nues parce que tu es si chaude, plus chaude que sous le soleil de l’été. Depuis dimanche, tu bois mon lait, de l’eau et tu n’ouvres la bouche sinon que pour des biscuits aux riz et de la salade homard-avocats-tomates que ton papa t’a préparée. Tu pleures pour ne pas prendre tes antibiotiques. Tu n’es bien que les jambes sous ton ventre ou ta tête contre ma poitrine, ta salive et ta morve séchant contre mes chandails. Je te berce, je tente de te lire La vache qui a pondu un œuf, mais tu n’imites pas les bruits de la vache, tu ne tournes pas les pages non plus, tu restes dans mes bras, le regard rouge de fatigue.

Quand j’étais malade, mon papa m’achetait toujours des peluches. Dans le grenier, chez tes grands-parents, il y a un Big Bird de plus d’un mètre, des chiens piteux couleur pistache et des Calinours auxquels j’ai teint des poils au crayon feutre. La semaine dernière, quand tu commençais à tousser, je t’ai acheté un chat à la pharmacie, un chat qui fait un bruit terrible et qui dit attrape-moi, attrape-moi. C’est supposé être un jouet éducatif parce qu’il dit aussi c’est un cœur, c’est un carré, compte avec moi, mais qu’est-ce que nous nous en fouettons, des cœurs et des carrés. Tu lui tirais la queue et tu le prenais dans tes bras, mais aujourd’hui, tu ne t’en es pas approchée.

Je fais semblant de regarder des recettes de tarte aux fraises et à la crème mascarpone, mais je suis distraite, je pense à toi. Quand tu te réveilleras, je serai là pour te prendre comme si tu étais la plus délicate des poupées de porcelaine, j’étendrai quelques secondes une lingette froide sur ton front et contre ton cou, et nous nous bercerons encore.

Je pense à toi.

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De l’amour et de l’épuisement

(publié le trente novembre 2012)

amour et epuisementamour et épuisement 2

Chère Mini Fée,

Tu as presque quinze mois, les cheveux encore si courts et si roux, je t’imagine dans deux ou trois ans, avec à peine la coupe de Twiggy, tu seras superbe, avec tes grands yeux bleus, toujours tournés vers les autres, qu’ils mangent un club sandwich à côté de toi chez Œuf et Bœuf ou qu’ils te montrent des livres d’images à Limasson.

Tu me fais pleurer parfois. Tu me mords un sein, sans faire exprès, dans le noir, j’en pleure, de fatigue et de douleur. Je te fais pleurer aussi, quand je tente de te coucher à nouveau dans ton lit, tu ne l’aimes plus, tu ne veux qu’être avec moi et ton papa, dans nos couvertures, entre nos oreillers, avec ta doudou panda et mes cheveux dans tes mains.

C’est si facile d’être ta maman, de faire des piques-niques dans le salon, de te mettre des tuques roses et des leggings à motifs de flocons de neige, de te dire non quand tu lances tes croquettes aux crevettes par terre, de te dire non juste parce qu’il faut bien dire non, parfois, même si je m’en fouette, des croquettes aux crevettes sur le plancher de bois, si facile de t’embrasser, de t’applaudir quand tu te balances super vite sur ton poney, de rigoler quand je te trouve, cachée derrière une porte ou le visage sous ta doudou panda. Et parfois je me trouve nulle, quand tu pleures, quand je n’arrive pas à te comprendre, quand je suis fatiguée et que je me couche sur le canapé, espérant que tu mangeras ta collation sans venir soulever mon chandail. Je trouve ça difficile, être une bonne maman, et être une mauvaise maman. Je t’aime mon trésor en sucre d’orge, ma princesse à la tache magique dans le cou, ma fée au sourire plus merveilleux qu’un bol de Froot Loops. Je t’aime, mais parfois je veux juste dormir, trois heures, quatre heures, sans avoir à me retourner et à te donner le sein, sans avoir à te rassurer, j’ai besoin de me rassurer, moi, de me dire que je ne suis pas si mauvaise, de me dire que tu n’as pas si peur, de me dire que tu m’aimes quand même, même quand je pleure et que tu pleures.

J’ai envie de retourner sur la plage avec toi, d’écrire ton nom à l’aide d’une roche ou d’un coquillage partout sur la plage, ou d’acheter des marqueurs et d’écrire dans la neige, au parc, dans la cour, sur la voiture de papa, ton nom avec un cœur à côté.

J’aimerais ça être plus forte, noter tout ce que tu fais, chaque jour, les collations que tu manges dans le lave-vaisselle, ta tête, que tu penches, en charmant tout le monde, ton sourire quand tu vois les autres enfants au parc, le parapluie que je veux t’acheter, un parapluie même si ce n’est pas la saison, juste parce qu’il y a des cupcakes dessus.

J’aime être ta maman, j’aime ramasser tes jouets, aller acheter une chocolatine le matin, après m’être lavée rapidement les dents, coller contre ta joue ta sacoche en fausse fourrure blanche, j’aime sentir que ma vie n’est plus la même et qu’elle est mieux comme ça, avec les heures à chantonner du Félix Leclerc, à te couper des morceaux de carottes, à t’appliquer de la crème sur le visage, de la crème qui sent si bon, mais moins que ta peau, moins que ta sueur, moins que tes bisous à la confiture de fraises.

Tu es magnifique, en pyjama ou en skinny jeans coloré, dans le bain les cheveux mouillés, ou quand tu feuillettes un livre, si concentrée, à un mètre de mois, tu es toujours magnifique, et je sais que tu ne pleureras pas toujours pour dormir avec moi, et que ta chaleur me manquera, un jour, à deux heures du matin, ta chaleur de petite fille de bientôt quinze mois, je sais aussi que je ne serai pas toujours trop fatiguée, mais je serai toujours ta maman et je te chuchoterai des je t’aime, mille je t’aime, et je te l’écrirai aussi, toujours.

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Des cartes postales à quatorze mois

(publié le vingt-huit novembre 2012)

carte-postale

Quand mon mec se réveille, Mini Fée se réveille aussi, ne pouvant résister aux bras de son papa. Elle tient à passer les cinq premières minutes de chaque journée collée contre son papa, à lui donner des coups de tête et des bisous et des morceaux de chocolatine dans les oreilles. Quand il s’en va, elle lui fait des au revoir encore plus élégants que si elle s’était entraînée toute sa vie pour être la Reine d’Angleterre, really. Après, elle monte sur son poney, me donne des morceaux de chocolatine dans les oreilles, insiste pour manger une poire en dix secondes et joue à la cachette.

Quand mon mec revient de son travail, il est parfois tard. Ces temps-ci, Mini Fée ne dort pas avant vingt-et-une heure, alors elle profite de son papounet. Sinon, elle ne le voit pas, il ne la voit pas et cela le rend tristounet. C’est pourquoi j’ai commencé à lui écrire des messages de la part de Mini Fée, des messages au l’endos de jolies photos d’elle, que je mêle à son courrier plus officiel. Je lui raconte ce qu’elle a fait pendant la journée et combien de fois elle a pensé à lui.

Ce n’est pas comme ses petits bras et ses bisous, mais je crois que ça plait bien à mon chéri.

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Proserpina pour faire dodo

(publié le treize novembre 2012)

Je ne vous écris pas beaucoup mes chéris et mes jolies, c’est parce que j’ai très peu de temps toute seule. Ma Mini Fée est terrifiée de dormir seule depuis une semaine, elle veut mes seins, les bras de son papa, mon parfum Marc Jacobs à deux centimètres de ses bisous. J’en suis épuisée, quand je ne suis pas maman koala, je me tape des séries télé en jalousant mon mec qui boit du vin, et je tente de mémoriser des berceuses pour mon trésor apeuré. J’aime beaucoup fredonner Proserpina de Martha Wainwright. L’histoire de Perséphone (ou Proserpina, mais j’aime mieux dire Perséphone que Proserpina, ça fait moins nom de médicament), enlevée par Hadès, me fascine depuis quasi des siècles.

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Proserpina pour faire dodo

(publié le treize novembre 2012)

Je ne vous écris pas beaucoup mes chéris et mes jolies, c’est parce que j’ai très peu de temps toute seule. Ma Mini Fée est terrifiée de dormir seule depuis une semaine, elle veut mes seins, les bras de son papa, mon parfum Marc Jacobs à deux centimètres de ses bisous. J’en suis épuisée, quand je ne suis pas maman koala, je me tape des séries télé en jalousant mon mec qui boit du vin, et je tente de mémoriser des berceuses pour mon trésor apeuré. J’aime beaucoup fredonner Proserpina de Martha Wainwright. L’histoire de Perséphone (ou Proserpina, mais j’aime mieux dire Perséphone que Proserpina, ça fait moins nom de médicament), enlevée par Hadès, me fascine depuis quasi des siècles.

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Halloween en novembre

(publié le trois novembre 2012)

halloween candide

 halloween chaperon rouge

J’ai passé un très bel Halloween, avec mon chéri déguisé en cochon sadique, des amis déguisés en arbre feuillu et pirate et mes parents qui m’ont emprunté des perruques. Une voisine est passée avec son Jack Russel déguisé en petit diable. Mon crush de la soirée. Mini Fée a charmé tout le monde en faisant la coquette, en lançant des têtes de mort partout et en se découvrant un amour fou pour les Cheetos et les Aero au chocolat au lait.

Et aujourd’hui j’ai reçu un cadeau de la part de la Confiserie en ligne Candide. J’ai ouvert le paquet avec Mini Fée, toute joyeuse de pouvoir continuer à fêter l’Halloween en novembre.

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Danser avec des miettes de chocolat au visage

(publié le trente-et-un octobre 2012)

module 1

  module 2

module 3

Ce serait surprenant qu’il fasse aussi beau et chaud que vendredi dernier d’ici le printemps. Avec un latte à la vanille, du pain au chocolat de Première Moisson, un couteau en plastique, une doudou, une poupée, des feuilles dans le sable, un livre avec des lapins tout doux, ma maman et Mini Fée, au parc, c’était une très chouette journée.

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Halloween, mini artistes et biscuits aux amandes

(publié le vingt-cinq octobre 2012)

FRIDA 1

Mini Fée se déguise en citrouille cette année. J’ai trop hâte de la voir avec son tutu orange et noir. Samedi, nous allons pour la deuxième année consécutive fêter l’Halloween chez un couple d’amis, Éloïse et Jean-Pierre. L’an dernier, pendant que dix enfants jouaient à la poupée ou au ballon chasseur près de Mini Fée, elle, elle dormait paisiblement dans son siège d’auto, en petite fraise. J’ai hâte de la voir jouer et quémander du chocolat cette année!

Pour ceux qui n’ont pas encore décidé comment costumer leurs choux, une blogueuse a des idées toutes simples et très originales : les déguiser en artistes mythiques, à la Frida Kahlo et Andy Warhol.

(Sur ce, je vais manger des biscuits aux amandes que j’ai acheté ce midi dans le Quartier Chinois. Yummy!)

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Presque un caprice, presque mignon

(publié le vingt-trois octobre 2012)

Ma coquine boit de l’eau dans un compte-gouttes à médicaments, entre Alexandre Le Grand et moi. C’est sa manie de la journée et chaque fois que je lui remets le compte-gouttes rempli d’eau, elle sourit comme si c’était de la barbe à papa liquide que je lui injectais direct sur la langue. Ça, et manger sa collation de l’après-midi dans le lave-vaisselle, elle aime ça.

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