Cinq minutes après, mon fils pue encore le caca

Courriel que j’ai envoyé ce matin à mon chéri:

Après avoir joué avec des princesses-pas-de-nom et des chats verts et oranges, nos deux choux jouent avec tes bouteilles d’alcool.

Élisa dit: “Ma licorne joue à s’empoisonner.”

Charles pue le caca.

Je t’aime.

Courriel que j’ai envoyé deux minutes plus tard:

Finalement Élisa ne parlait pas d’empoisonnement, mais d’emprisonnement. L’alcool, c’est moins dangereux que je pensais. Tant que ça empoisonne pas…

 

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La colère de mon fils

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Depuis deux ans environ, je ne porte pas de soutif. Les seuls que j’avais acheté pour l’allaitement étaient finalement trop petits et je trouvais ça plus simple de ne rien porter. Free the titties style.

Mais lors d’une séance d’aérobie récente, j’ai porter un soutif sport, parce que je ne veux quand même pas souffrir quand je saute partout en m’exclamant : “Feel your body!”, “Keep it up!”, “Don’t forget to breath!”

Depuis, j’aime bien porter mon soutif sport.

Et ça choque beaucoup mon fils.

Dès que je m’habille, il me fixe, et quand je passe par dessus ma tête le soutif, il me fait les gros yeux et puis il crie “ Non! Non!” en balayant l’air de sa main.

 

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Astiquer les vitraux ou pire

 

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Une mère exceptionnelle, je l’ai lu dans le bain, après que toute la famille ait été impliquée dans un mini accident d’auto. C’était pas la meilleure idée pour relaxer. C’est un très bon livre, au ton à la fois faussement serein, glacial et en quête, en quête de quelque chose, comme le réconfort d’une vérité qui ne se dit pas, pas encore. L’histoire de Catherine, qui achète de nouveaux vêtements à ses enfants pour la fête de Noël et qui juge ceux qui ne le font pas. L’histoire d’une mère qui cuisine des macarons et des tartes, mais qui porte en elle une douleur, celle d’avoir perdu un enfant, dans la piscine qu’elle voit tous les jours, avant un déménagement loin du drame.

J’ai posé quelques questions à l’auteure, Valérie Carreau, que j’aime depuis que son recueil de nouvelles La huitième gorgée m’a sauvée de l’ennui lors de mon conventum.

Mélodie Nelson : Te rappelles-tu comment est venue l’envie, le besoin d’écrire ce livre ?

Valérie Carreau : L’idée de ce livre découle du sentiment de surmenage qui s’est emparé de moi après la naissance de ma deuxième fille. Soudain, je me suis surprise à observer ces mères qui semblaient s’en sortir haut la main alors que moi, j’avais l’impression de me noyer dans la trop grande quantité de tâches à accomplir, de standards à respecter. J’ai osé fantasmer sur l’idée qu’il y avait certainement un prix à payer en échange de cette image de mère exceptionnelle. Que ces femmes y sacrifiaient assurément quelque chose. Cette pensée me consolait un peu.

MN : Comment perçois-tu les mères qui se donnent comme pression d’être parfaite, en apparence ?

VC : J’aime penser que toute l’énergie employée à maintenir les apparences contribue à cacher un manque à combler, une blessure plus profonde, comme chez Catherine. Aussi, peut-être est-ce pour certaines un instinct de survie ? Une façon de ne pas sombrer, de rester saine – même si cela peut paraître paradoxal. À quoi penserait Catherine si elle s’arrêtait d’élaborer des menus compliqués ? De fabriquer ses décorations de Noël ? Que ferait-elle plutôt que d’astiquer les vitraux au-dessus de la porte d’entrée ? L’autre scénario ne serait peut-être pas plus joyeux.

valerie

MN : Comment est-ce qu’être mère a changé ta façon d’écrire ? De concevoir l’écriture ? Comment cela a changé tes inspirations ?

VC : Devenir mère a ajouté des éléments à ma liste d’expériences et pour cela, la maternité influence ma façon d’écrire. J’écris à propos de choses que je connais, que j’observe. Je tente de trouver des réponses aux questions qui me préoccupent. La maternité m’amène bien sûr à découvrir de nouvelles choses, à me poser des questions qui viennent teinter mon écriture. Je ne crois pas, cependant, que j’écrirais différemment, si je n’étais pas mère. J’écrirais de la même manière, mais sur des sujets différents. La maternité n’est toutefois pas mon unique sujet d’écriture. J’envisage de m’en éloigner un peu, dans mon prochain roman. Ou du moins, l’aborder d’un angle différent.

MN : Quels sont les livres que tu aimes le plus lire à tes filles ?

VC : J’aime beaucoup les albums jeunesse de la collection Bourgeon publiés par Marchand de feuilles. Le géranium et Grand-Remous sont mes préférés, à cause de leurs belles images et des histoires surprenantes qui sortent des clichés. Sinon, j’aime écouter mon chum lire aux enfants sa collection de vieilles bandes dessinées de Mortadel et Filemon. Ça m’émeut et ça me rire. Même si les personnages fument là-dedans 😉

MN : Quels sont les émissions de télé ou les films que tu détestes le plus, mais que tu laisses tes filles écouter, pour leur bonheur ?

VC : Ces films dans lesquels les princesses rêvent et attendent leur prince charmant – et il y en a plusieurs, même dans les contes actuels. Ma plus jeune, surtout, y croit dur comme fer. Je ne sais plus comment lui faire comprendre que la vraie vie ne se déroule pas comme ça.

Sinon, les émissions des Barbies. C’est interdit, chez nous. Même au nom du bonheur.

MN : Est-ce que tu as déjà laissé ta fille goûter à ton café ?

VC : J’ai essayé avec la plus vieille, mais elle a refusé. Bien que, lorsqu’elle était plus petite et qu’on lui demandait ce qu’elle voulait faire plus tard, elle répondait : « Comme maman : je boirai de vin et du café ! » Je n’ai jamais trop su comment interpréter cette phrase…

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Une rencontre au Marché Ami

marché ami

« Quand je gardais ma petite fille, je la gâtais trop. Ce qu’elle voulait, je lui donnais. Et j’ai gardé un petit bébé de quatre mois, j’allais au resto avec lui, j’écrasais des patates pour lui et quand sa mère me demandait ce que je lui avais donné à manger, je lui disais des patates et elle était pas contente. Je lui disais pas tout le temps. Mais quand le petit a commencé à parler, il a commencé à parler très tôt, je lui ai dit d’appeler sa mère au travail pour lui demander la permission de manger des patates, comme ça elle pouvait pas se fâcher contre moi, c’est le p’tit qui lui demandait. J’aime ça, les enfants. J’habite par là, je passe souvent devant la garderie, en face de la pharmacie et je les surveille. Je fais des plaintes quand je vois des enfants pleurer tout seul. C’est bientôt Noël et j’aime pas mon nom. Je m’appelle Noëlla. J’aurais aimé m’appeler Georgette ou Pierrette, quand j’étais coiffeuse. J’ai commencé à garder les enfants à cinquante-huit ans parce que je ne voulais plus être coiffeuse. Si je me réincarne un jour, j’aimerais ça m’appeler Juliette. C’est beau, Juliette. » Noëlla

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Caillou a vingt-cinq ans et mes enfants ont un petit pot

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Samedi dernier, pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la création de Caillou par Hélène Desputeaux, il y avait un congé de sieste à la librairie Raffin à Montréal.

J’ai fait semblant de partir faire des courses et j’ai kidnappé mes enfants pour m’y rendre (mon chéri papa-poule m’aurait trouvée terrible de les y amener, vu le rhume de Mini Dragon, et les mille microbes dangereux du métro) (les courses, bah, qui a besoin de café anyway ?).

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C’était bien plaisant. Nous y avons mangé du melon d’eau et des biscuits en forme de personnages des livres de Caillou. Nous avons aussi ramassé des affiches, que ma fille utilisait pour jouer à l’exploratrice, et que mon fils, well, il n’a pas encore compris que pour faire l’explorateur, vallait mieux porter l’affiche à son œil, et non vers son nez.

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Une affiche m’a donné l’idée de créer un espace pour le petit pot de mes choux (vive l’espace entre le bain et ma laveuse-sécheuse). Avec les images de personnages de Desputeaux et Aubin, et un livre ou mille, mes enfants seront super confos pour me parler de la couleur de leur pipi.

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Merci de voter pour moi, y’all!

Made in blog 1

Je suis super contente de vous obliger à voter pour moi dans la catégorie Famille du concours Made in Blog.

Vous pouvez voter pour mon blogue une fois tous les jours si vous voulez. Je peux même vous envoyer des ondes positives et prier pour vous le soir si vous me dites que ça vous aiderait à voter.

Pour vrai, je suis heureuse de présenter la candidature de melodienelsonmaman.com à Made in Blog. Je suis heureuse d’être lue par vous. Et je suis heureuse d’avoir le temps d’écrire, de piquer ce temps aux séries télévisées qui tentent de me séduire, de piquer ce temps aux vêtements à plier et à ranger (vive la simplicité volontaire, no more shopping ever, ouan), de piquer ce temps au sommeil et à mon chéri qui m’attend au lit pour le réchauffer.

Merci d’être là. Et de voter pour moi, ouiiiii!

Made in blog 2

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De coureur à lionceau

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Mon fils a été malade toute la semaine, rien de grave, mais il voulait sa maman, les bras de sa maman, les cuisses de sa maman pour s’endormir dessus, alors je n’avais pas trop l’envie, ni la possibilité de trop écrire.

C’est pour ça que je vous offre des photos de mon Halloween, avec dix jours de retard genre.

En matinée, mon fils s'est déguisé en coureur-automobile-conscient-du-danger-de-conduire-sans-permis.

En matinée, mon fils s’est déguisé en coureur-automobile-conscient-du-danger-de-conduire-sans-permis.

J’aurais pu tout simplement ne pas les mettre sur mon blogue, mais je trouve trop cute Mini Dragon. Et j’aime ça me montrer quand j’ai le temps de me maquiller (et de me transformer en licorne, yeah!).

J'avais fait exprès de mettre le livre Une mère exceptionnelle de Valérie Carreau dans ma déco d'Halloween. Je voulais que mes invités soient troublés par mon côté humble.

J’avais fait exprès de mettre le livre Une mère exceptionnelle de Valérie Carreau dans ma déco d’Halloween. Je voulais que mes invités soient troublés par mon côté humble.

J’espère que vous avez passé une belle fête d’Halloween et que vos enfants sont super raisonnables niveau partage des bonbons avec vous.

 

 

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Se protéger

J’aime mes frères, mais j’ai quelques fois été leur tortionnaire. Je ne suis pas la soeur parfaite. Mais j’ai toujours eu envie de les protéger, quand je sentais qu’ils en avaient besoin. Une fois, je regrette encore, je n’ai pas répondu au téléphone quand un de mes frères m’appelait, d’une autre province, en détresse. Je n’ai pas répondu au téléphone, parce que mon téléphone, même s’il était sous mon lit, à trente centimètres de ma face, mon téléphone était fermé, à une heure du matin, quand il m’a appelé, trois ou quatre fois, sans pouvoir me parler ni laisser de message.

Sinon, à l’école primaire, je les défendais contre un voisin turbulent, je me rendais dans sa classe et je demandais à lui parler dans le corridor, l’engueulant comme une petite fille de neuf ans peut le faire devant quelque chose qui lui paraît le comble de l’injustice. (Le voisin turbulent, pour se faire pardonner, a ensuite piquer des bijoux à sa mère pour me les donner. Oups.) Les protéger, quand ils le voulaient. J’étais fier d’eux, je les aimais mal, comme une enfant parfois cruelle.

Je ne voulais que personne d’autre que moi leur donne une raclée.

Encore aujourd’hui, s’ils ont besoin de moi pour leur trouver un poème d’amour à donner à leur copine fâchée ou pour manger une pointe de tarte au citron, je suis là, n’importe quand. (Tant qu’ils acceptent de partager leur pointe de tarte au citron avec mes choux.)

J’espère tellement que naturellement, sans les forcer, mes enfants voudront se protéger, l’un et l’autre.

À l’Halloween, Mini Fée m’a demandé si Mini Dragon passerait avec elle et papi et mamie. Je lui ai répondu peut-être, quelques maisons. Elle semblait contente, mais elle m’a ensuite dit: “Tu sais que j’ai eu peur, moi, l’année dernière. Je pense que Charles aurait peur. Il peut rester avec toi à la maison.”

À l'Halloween, je protégé mes enfants des fils électroniques épeurants derrière nous.

À l’Halloween, je protégé mes enfants des fils électroniques épeurants derrière nous.

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Près d’un magasin de bonbons

oscar

Sur le trottoir, près d’Oscar, sur Ontario. Sous les gouttes de pluie. Un visage de pirate. Je dis pirate, parce que c’est comme ça que Mini Fée appelle les têtes de morts. C’est pas un mort, c’est un pirate.

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La tendresse restera

milk

J’ai trouvé cette photo sur la page Facebook de Bien Vivre l’Allaitement.

Je la trouve belle. Parce que nous nous répétons si souvent que tout passe si vite. Et c’est vrai. Mais c’est vrai aussi que c’est parfois dur, être maman, au quotidien, le jour, sans vouloir crier, sans vouloir plier, sans vouloir se sentir coupable de tout, sans vouloir se comparer aux autres, sans vouloir voir un visage impuissant ou déçu d’enfants. La nuit aussi, à rester éveillée, en attente, à écouter les bruits, à rêver aux bruits, à se demander si les enfants se réveilleraient si j’entrais, doucement, dans la chambre qu’ils partagent depuis peu. La nuit, à ne pas dormir, parce que j’angoisse pour des broutilles, j’angoisse pour ce que je pourrais faire de plus, pas juste pour mes enfants, pour tout, qu’est-ce que je pourrais faire de plus, sauf dormir.

C’est dur, mais c’est vrai que tout passe si vite.

Pas la tendresse, la tendresse restera.

 

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