Une nouvelle vie en photos

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J’ai une amie photographe, qui prend en photo le quotidien des familles (les pipis sur le pot, les pipis contre un arbre, les crêpes préparées en gang, les fêtes dans les parcs, la décoration de sapin de Noël ou la chasse aux oeufs de Pâques). Récemment, elle a photographié pour la première fois un accouchement.

Quand elle m’en a parlé, elle avait l’air troublée, troublée par la magie d’une nouvelle vie, la force d’une maman, et troublée par une intimité qu’elle ne concevait pas partager un jour. À la maison, en compagnie du papa, de la maman, d’un autre enfant et d’une sage-femme, elle a pris des photos, de l’attente, des câlins, de la tête, de la tête, de la tête qui sort, de l’accueil, des pleurs, de la faim et des sourires.

J’ai pensé à cette amie en regardant les photos du concours de la meilleure photographie d’accouchement. Ces photos sont renversantes, émouvantes, certaines ne sont que douceur, d’autres nous font voir à quel point une naissance peut être bouleversante.

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Des princesses pas diaboliques

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Ma fille était dans mon ventre et j’avais déjà averti tout mon entourage: elle n’écouterait pas de films Disney avant d’avoir seize ans et elle n’aurait pas comme surnom princesse.

Quand j’étais petite, j’étais zéro intéressée par les poupées (sauf les Barbies en jupe hawaïenne qui se transformaient en candidate à la présidence de leur école primaire et qui achetaient des condoms dès qu’elles étaient en âge de devenir baby-sitter). Je préfèrais me déguiser en sorcière plutôt qu’en fée, et j’ai demandé à ma mère de magasiner avec moi des robes à l’âge de quatorze ans.

Dans ma tête, si je ne donnais que des Lego et le livre Le grand Antonio  à ma fille, c’était clair qu’elle ne me piquerait pas mon fard à joue ni mes souliers à talons hauts avant de tomber en amour avec quelqu’un d’autre que son père.

Quand elle n’avait qu’un mois, blottie contre moi, dans le porte-bébé, je lisais à voix haute Cinderella ate my daugter, un essai hyper intéressant sur la culture des princesses et du rose et du bling bling pour petites filles.

Finalement, Mini Fée aime les princesses. Et le rose. Et les diadèmes. Et le livre Le grand Antonio. Et les scolopendres. Et se maquiller en monstre. Et ne pas se peigner, jamais. Et les étoiles, quand nous les devinons, ensemble, dans le ciel.

Les princesses n’ont pas à être diabolisées. Nous pouvons les voir autrement qu’en futures loques, seules à se saouler dans un bar ou sous le scalpel. Nous pouvons les voir autrement qu’en de jeunes filles qui n’attendent que l’amour pour se réaliser.

Sarah Maple, une artiste anglaise que j’adore, était surprise de voir que jamais les princesses n’avaient été utilisées pour donner l’envie de se dépasser aux fillettes. Elle a décidé de réaliser une série d’oeuvres prouvant qu’admirer les princesses n’était pas risible et inutile. Elle voulait montrer qu’il était possible de réaliser n’importe quoi, d’être princesse et scientifique, d’être princesse et médecin, d’être princesse et coach de foot.

À une fillette qui vous déclarerait qu’elle souhaite devenir princesse plus tard, vous pouvez répondre: “Oui, mais une princesse qui cuisine des salades niçoises pour un banquet de cent personnes ou une princesse qui soigne des animaux ou une princesse qui pue des pieds parce qu’elle est médaillée d’or olympique en décathlon?”

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Être indépendant et déterminé, mais juste après dix-huit ans

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Trouvée sur le Twitter de Mama Sutra, cette image m’a donnée un coup au ventre. C’est tellement vrai, que nous revendiquons, à tort, l’obéissance passive de nos enfants. Comment en faire des individus confiants et autonomes, si nous les voulons constamment sous nos ordres, tout en leur disant de se respecter et de ne pas écouter aveuglément les désirs des autres?

 

 

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Des mots doux oubliés

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Aujourd’hui mes enfants vont à la halte-garderie. Lorsqu’ils passent la journée à la halte, je prends plus de temps à leur écrire des mots doux qu’à faire leur lunch.

Et ce matin, même si leurs cartes étaient déjà dessinées aux pastels la veille, elles sont restées dans la cuisine. J’ai oublié de les ajoutées dans leur sac à lunch. J’en suis toute tristounette. (ET JE SUIS SUPER BONNE EN DESSIN, je sais.)

 

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Misogynie 2.0: harcèlement et violence en ligne

Catherine Lefrançois

crédit illustration: Catherine Lefrançois

« Suivant la logique de la misogynie en ligne, le droit d’une femme à la liberté d’expression est beaucoup moins important que le privilège que s’accorde un homme de la punir pour s’être exprimée librement. » Laurie Penny, Cybersexism

Nous sommes féministes. Nous partageons nos idées sur le web. Et nous sommes unies par l’expérience de la misogynie latente qui ronge Internet, les médias sociaux, notre vie publique, notre vie privée.

Lorsque nous prenons la parole sur le web, surtout pour dénoncer la violence sous toutes ses formes que subissent les femmes, le retour de bâton s’associe à une pluie d’insultes et de menaces : « Conne », « J’vais te venir dessus », « Féminazie », « Ostie, j’te fourrerais avec ta p’tite jupe», « Sale chienne », « Grosse truie », « Je te cockslaperais jusqu’à ce que tu fermes ta yeule », « Tu mérites de te faire gang raper », « Tu ne devrais pas avoir le droit de te reproduire », « Impossible qu’elle se fasse pénétrer par un homme sans qu’elle crie au viol », « Fermez don’ vos gueules… pendant qu’elles ferment encore! » Ceci n’est qu’un échantillon du refrain entonné ad nauseam par les graphomanes misogynes qui sévissent sur la Toile. Ces mots témoignent d’un sexisme, d’un antiféminisme, voire d’une haine des femmes si répandue qu’ils frôlent désormais la banalité.

Le cybersexisme est omniprésent dans les conversations en ligne. Il imprègne les fils de commentaires sur les réseaux sociaux et sur les blogues, partout où les femmes prennent la parole dans l’espace public virtuel. Il prend diverses formes : paternalisme, infantilisation, « mansplaining », surveillance, attaques personnelles, « slut-shaming », « fat-shaming », diffusion publique de données personnelles, attaque à l’intégrité physique, menace de viol et de mort, etc. Cette violence misogyne prend une consonance particulière quand elle s’exerce avec des accents racistes, islamophobes, xénophobes, transphobes ou lesbophobes.

De telles attaques cherchent intentionnellement à humilier et à effrayer les femmes pour les exclure du débat public, les museler ou les réduire à la plus simple expression du préjugé culturel et des stéréotypes de genre auxquels on les associe.

Certes, cela n’a rien de nouveau : le sexisme précède l’écran. L’écran offre toutefois des possibilités de techniques nouvelles à l’expression de la haine envers les femmes. Les canaux sont multiples : mots-clics, sites web, tribunes médiatiques, pages Facebook, événements… Souvent, l’anonymat permet à la misogynie de se répandre en toute impunité.

Les recours sont restreints. Répondre aux commentaires sexistes demande beaucoup d’énergie. L’antiféministe de fond moyen considère toute réaction sur le web à ses propos comme l’acte d’une hystérique. Retirer leurs commentaires ? Il s’en trouvera pour parler de censure : comme si la liberté d’expression incluait l’injure et les discours haineux. Porter plainte ? Quoiqu’une menace soit toujours virtuelle, une menace issue du web sera traitée avec peu de sérieux. Tout se passe comme si le cybersexisme était socialement acceptable, normal, et qu’y réagir était la pire des choses à faire : « ignore-les », « t’as pas la couenne bien dure », «t’as pas le sens de l’humour», «parlez-en en mal, parlez-en en bien, mais parlez-en ». La violence bien réelle que subissent les femmes dans l’espace virtuel est banalisée, et les auteurs de cette violence disculpés.

Nous déplorons cette situation et demandons à ce que la prise de parole des femmes de tout horizon soit respectée. Le web et les réseaux sociaux sont des lieux hostiles aux femmes, surtout lorsqu’il s’agit d’exprimer des idées féministes. Pourtant, ces lieux d’expression sont de plus en plus déterminants : nous en éloigner est brimant et limitatif. Nous souhaitons qu’une discussion collective s’engage afin de faire du web un lieu respectueux pour chacune.

Aussi, il nous appert que les comités éditoriaux des médias sur les plateformes numériques jouent un rôle crucial dans la lutte contre le cybersexisme. Nous les interpellons aujourd’hui en soulignant leur responsabilité sociale dans la création d’un environnement sain pour le débat. Nous suggérons l’adoption de politiques concernant les contenus publiés et une pratique adéquate de la modération favorisant le dialogue entre collaboratrice et lectorat. La cyberviolence est un phénomène grave, qui, combiné au sexisme, nuit à la diversité éditoriale.

Rappelons également que le Code criminel canadien contient des dispositions relatives aux discours haineux reposant sur des motifs liés à la race, l’origine ethnique, l’orientation sexuelle, l’appartenance religieuse, mais aucune sur la discrimination sur le genre. Il n’y a pas d’outil pour contrer la propagande haineuse à caractère sexiste, notamment sur Internet. Il est temps que les femmes disposent d’outils légaux pour se défendre et que des modifications soient apportées à la Loi.

La violence misogyne, l’intimidation et le sexisme en ligne doivent être traités avec le même sérieux que n’importe quelle autre forme de discours haineux. Ce n’est présentement pas le cas. Donnons-nous les outils pour dénoncer cette tendance. Ensemble, nous pouvons faire en sorte que la violence sexiste 2.0 soit renversée au Québec.

Signataires :

Ericka Alneus

Dalila Awada

Isabelle Baez

Magenta Baribeau

Marie-Andrée Bergeron

Mélissa Blais

Marie-Anne Casselot

Léa Clermont-Dion

Alexa Conradi

Marielle Couture

Sissi de la Côte

Martine Delvaux

Elise Desaulniers

Toula Drimonis

Emilie E. Joly

Catherine Gendreau

Véronique Grenier

Roxanne Guérin

Marilyse Hamelin

Johanne Heppell

Marie-Christine Lemieux-Couture

Sarah Labarre

Sophie Labelle

Aurélie Lanctôt

Widia Larivière

Valérie Lefebvre-Faucher

Judith Lussier

Ikram Mecheri

Rim Mohsen

Isabelle N. Miron

Mélodie Nelson

Emilie Nicolas

Françoise Pelletier

Geneviève Pettersen

Elizabeth Plank

Marianne Prairie

Sandrine Ricci

Caroline Roy Blais

Annelyne Roussel

Tanya St-Jean

Carolane Stratis

Josiane Stratis

Kharoll-Ann Souffrant

Emmanuelle Walter

Cathy Wong

Lora Zepam

Blogues/Organisations

Assignée garçon

Feminada

Françoise Stéréo

Je suis féministe

Je suis indestructible

La semaine rose

Mauvaise Herbe

Mots dits (Journal Mobiles)

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Je veux être la meilleure amie de ma fille

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Je me suis achetée un chandail avec une licorne juste pour que ma fille me trouve géniale.

Quand ils m’ont vue avec mon chandail, mes deux enfants m’ont pointée, la bouche ouverte, les yeux brillants, brillants et ma fille m’a demandé pourquoi j’avais ça. Et pas elle.

Nouvelle mission: lui commander le même chandail mais en xxs.

 

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Petites douceurs

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Ma fille m’a dit, avant de s’endormir, qu’elle voulait des fleurs, demain, elle voulait vraiment des fleurs, roses ou rouges. Au matin, elle m’a reparlé des fleurs. Nous sommes allés chez le fleuriste, parce que moi aussi, je rêvais à des couleurs et à des pétales à toucher, à sentir, des pétales pour chatouiller mes choux.

Après, nous sommes allés manger une chocolatine et un croissant à l’érable à la boulangerie Les Copains d’abord, les enfants n’ont mangé que le chocolat et j’ai mangé le reste, en lisant distraitement le journal, en admirant ma fille qui tentait de lire un livre, et en surveillant mon fils qui voulait faire des câlins et se battre la seconde après avec un autre garçonnet sur place.

Nous sommes restés longtemps comme ça, tous les trois, à faire ce qui lui plaisait, dans la boulangerie, j’avais encore un foulard au cou, des cernes de nuits toujours trop courtes, mais le coeur léger d’être avec eux, d’être leur maman.

 

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Un bal avec diadèmes et chien déguisé en princesse

 

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Ma fille et sa copine sont allées à un bal il y a deux semaines. Un bal de shit, qui était plus l’occasion de vendre des robes de princesses trop chères plutôt que de danser et de s’amuser. Les papas étaient déçus (même si un avait flashé sur Ariel) et ils ont donc décidé d’organiser un bal ce weekend, dans un appart, avec chats, chien, diadèmes et ami astrologue.

C’était magique. Ma fille a remercié trois fois la maman et le papa de sa meilleure copine. Les enfants ont accepté de se faire maquiller, puis ils ont décidé de se dessiner des barbes eux-mêmes. Nous avons mangé des crêpes et du chocolat et bu de vin blanc pendant que les enfants prenaient du jus d’orange pétillant et l’eau dans le bol du chien. Mon amie, qui ne porte que du noir, portait une robe fushia et une tresse aussi parfaite que celles des princesses de Disney.

Sous une boule disco achetée au Dollorama, nous avons tous dansé, et mon fils a aussi fait une superbe sculpture contemporaine avec plein de petits verres en plastique et il refusait que quiconque n’y touche. Oh well. Le vin, ça se boit aussi à la bouteille.

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Un gâteau pour les premières menstruations et des voitures sur une robe

Tania Garcia

J’écoute du Françoise Hardy, avec de nouveaux leggings que j’avais commandés sur Internet. Je doute de mon choix de couleur: ils sont rose ballerine, un rose très très pâle, beau pour un tutu ou pour du vernis sur les ongles, mais pour un legging…pas vraiment.  J’ai l’impression d’être à moitié toute nue.

En tout cas.

Je vous propose comme lecture mes billets plus récents sur TPL Moms.

1.Les mecs qui voient la grossesse comme un fantasme absolu.

menstruations deviantart

2.Comment réagir par rapport aux premières menstruations de notre fille (ou dans mon cas, ma belle-fille)? Gâteau, roses, téléphone à toute la parenté?

3.Une séance au cinéma droguée aux bonbons et aux blagues sur les rots.

En extra:

1.Tania Garcia, une artiste qui dessine des scènes d’allaitement avec magie et amour.

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  1. Princess Awesome, une compagnie qui cherche du financement, propose des robes avec des extra-terrestres et des voitures, parce que les filles qui rêvent d’être des princesses ne rêvent pas qu’à des motifs de pantoufles de verre.

 

 

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Le livre qui ne se fera jamais acheter

livre dégueu gastro-entérite

Aujourd’hui, bravant le froid, le vent et les petites mitaines qui tombent tout le temps, nous sommes allées toute la famille manger des pâtes d’amandes aux Copains d’abord. Et ensuite, arrêt rapido – mais pas assez rapido pour mon fils qui a réussit à faire trois crises en dix minutes – à la librairie Le Vieux Bouc. Une chouette librairie avec des libraires vraiment sympathiques, mais une chouette librairie avec une découverte étrange, La gastro-entérite de Léa…un livre qui ne donne pas envie de lire (sauf par ma fille, même quand je lui ai expliqué que c’était une histoire de vomi).

 

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