Petit globe de feu

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Quand je n’étais pas maman, je me vernissais les ongles une fois aux deux jours. Je ne voulais pas que mon vernis soit écaillé parce que ça faisait trop Lindsay-Lohan-avant-sa-sixième-rehab-en-deux-semaines. Je rêvais aussi d’inventer des noms de vernis. Encore aujourd’hui, si le nom du vernis ne me plaît pas, je ne l’achète pas.

Je ne rêve plus d’inventer des noms de vernis, mais des noms de crayons Crayola? Pourquoi pas? J’avais jamais réalisé que les crayons avaient parfois des noms très décalés et imaginatifs, autant que mes vernis à ongles préférés!

 

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Un sens de l’observation aléatoire

Avant d’aller au parc cet aprem (et d’acheter une bouteille de vin rouge), alors que je parlais avec une maman devant accoucher RIGHT NOW dans sa maison, ma fille m’a fait remarquer la forme que prenait le feuillage d’un arbre près de nous.

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Elle m’a dit qu’il ressemblait à un lapin. Et c’est tellement vrai. Je capotais soudainement sur son sens de l’observation.

Puis, elle m’a pointé un autre arbre. Et elle a dit qu’il ressemblait à Shrek.

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Je pense que son sens de l’observation est très spécial. Et surtout, aléatoire.

 

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Déguisement: Reine des Monstres

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Ma fille aime se déguiser. Mon fils et ma fille empruntent et écrasent accidentellement très souvent mes rouge à lèvres. D’habitude, ma fille aime se maquiller en chat. Mon fils est un peu plus controversé, il aime bien se faire des petites moustaches au-dessus des lèvres, exactement sous son nez.

D’habitude, ma fille aime se maquiller en chat. Ou juste se mettre du brillant partout sur la face.

Cette semaine, c’était différent. Elle a décidé de se transformer en monstre. Genre la Reine des Monstres. C’était le fun de se promener dans la rue avec elle et d’écouter les passants lui demander qui l’avait maquillée comme ça.

Pas moi.

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Une cheval pour mini dominatrices

Ma meilleure amie est aux États-Unis, pour trois ans minimum, avec un bébé de même pas un an. Je la trouve vraiment bonne de vivre à côté d’un Starbucks ouvert 24 h sur 24 et avec service à l’auto. (Même si j’aime Starbucks à la folie, sauf quand leur Venti tiennent mal dans ma poussette.)Récemment, elle cherchait une balançoire pour son chou.

Et elle a trouvé ça. ÇA. Sur le site de Toys’R’Us. Crazy shit.

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C’est un jouet pour mini dominatrices ou quoi.

 

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Ce qui se passe dans le bain

J’ai vraiment hâte de raconter à mes enfants, quand ils seront plus grands, la joie de Mini Fée quand Mini Dragon lui pissait sur les pieds dans le bain.

 

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Bornes de relais

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Ça fait près d’une semaine que j’ai terminé Rêves de garçons de Laura Kasischke. Je ne lis plus beaucoup, je lisais beaucoup avant les enfants, je lisais même en accouchant, un livre jeunesse pour ma fille, un livre à l’eau de rose pour mon fils, alors que je croyais avoir choisi un livre historico-érotique espagnol.

Quand j’allaitais ma fille de quelques semaines, de quelques mois, je lisais aussi beaucoup, des chicanes de parents sur des sites web, le nouveau Christine Angot, whatever. Ma fille s’endormait dans mes bras, toutes ses siestes ou presque, je la gardais comme ça, dans mes bras, je lisais La Presse, des poèmes de D. Kimm ou Kelle Hampton.

Depuis que mon fils est né, je lis moins. J’ai des titres de livres à commander, des piles de Vanity Fair feuilletés, sous la lumière de ma lampe de chevet.

Je lis moins, je ne me cherche pas d’excuse, j’écoute trop la télévision, je converse sur le placenta d’une amie sur Facebook, je me vernis les ongles en parlant de frais d’orthodontie et de la couleur des feuilles avec mon chéri.

Je lis moins, mais je relis, de plus en plus, des livres que j’ai aimés, mais dont je ne me souviens pas d’autre chose que ça, je les ai aimés.

J’ai une mémoire pourrie, pour les résumés, pour les noms de personnages.

Enfin. Je relis. Et depuis deux jours, je relis Les trois modes de conservation des viandes. C’est un libraire de la librairie Raffin, sur St-Hubert, qui m’avait dit que c’était son Moutier préféré. Ça m’avait donné envie de le relire, mais je ne le trouvais plus dans ma bibliothèque, avant la semaine dernière, quand j’ai cherché, alors que les enfants démollissaient la chambre de leur grande soeur d’onze ans.

“Une fois, tout bonnement, je ne sais plus ce que nous faisions, ni là où nous avions décidé d’aller, elle m’a expliqué, au moment où elle me parlait de sa mère, que nous ne devions rien à nos parents. Elle a ajouté que ce que nous recevons de nos parents, c’est à nous de le redonner ensuite à nos enfants. Ils auront à leur tour le devoir de le passer à leurs propres enfants. Comme de simples bornes à relais. Nous ne devons rien attendre d’eux, aucune reconnaissance, aucun merci. C’est du domaine du gratuit. Ce qu’un parent doit donner à ses enfants prend ainsi l’allure d’un témoin qui se passe, et non pas celle d’un ascenceur qui revient. Un ascenceur dont on attendrait le retour, jusqu’à l’hospice.

J’aime tellement ma femme que, quand elle parle ainsi, dans ces moments forts, et que je l’écoute, docile et muet, seul un sac de glaces peut me soulager. Au moment où elle place “Je t’aime, ça fait mal.”, le dos tourné, emmitouflée dans les couvertures, comme si c’était aussi une malédiction de m’aimer, je n’ai pas de meilleure sagesse que de me taire. Et je me tais.”

Les trois modes de conservation des viandes, Maxime-Olivier Moutier

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Chuckie et la saga de la salade

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Une des activités préférées de mes enfants est de cuisiner avec leur papa. Et leur tâche préférée, je crois que c’est d’essorer la salade. Leur vie est palpitante, I know. Mini Dragon devient grognon et bat des mains quand ce n’est pas son tour de tirer sur la cordelette. Mini Fée est super fière d’elle quand elle réussit à bien le faire.

Hier, elle a préparé une salade verte toute simple avec son papa. Nous allions la manger en accompagnement d’une andouillette, de champignons et de patates finement coupées, dès que les enfants seraient couchés.

Avant que les enfants ne se couchent, Mini Fée a commencé à imiter Chuckie (pour vrai, elle ne sait pas qui est Chuckie, mais elle l’imite à la perfection, son visage angélique se transforme en poupée monstre). Je sais que ce n’est pas correct du tout, que les conséquences à un comportement plus ou moins répréhensible se doivent d’être logiques, mais j’étais trop fatiguée pour être juste et j’ai dit à Mini Fée que si elle ne se calmait pas, elle n’aurait pas de salade le lendemain midi.

C’était vraiment n’importe quoi, dire ça. (Et j’ai honte.)

Mais ma pauvre chouette, elle m’en a voulue, elle avait les larmes aux yeux. Pour une salade, parce qu’elle aime ça, ou parce qu’elle avait aidé à la nettoyer. Elle m’a demandé un morceau, avant le dodo et elle l’a mangé comme un petit lapin, sans vinaigrette, sans rien, son morceau de salade, dans le salon, sur les genoux de son papa.

Et ce midi, elle en a repris, en dessert, qu’elle a dit. (Et pourtant, personne n’aime plus les biscuits aux pépites de chocolat qu’elle.)

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Offensant, l’allaitement? Impossible

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Encore une mère qui s’est fait interdire d’allaiter en public son bébé…cette fois-ci par des employées de L’Aubainerie à Saint-Léonard. N’est-ce pas ridicule? En plus d’être humiliant et tout à fait anormal de contrevenir aux droits d’une mère qui nourrit son enfant, cette interdiction est survenue dans une boutique qui vend…des vêtements facilitant l’allaitement!

Heureusement, la responsable du service à la clientèle de la boutique a indiqué qu’un tel comportement, soit celui d’interdire l’allaitement ou de demander à ce qu’il se fasse uniquement dans une cabine d’essayage, n’est pas du tout encouragé par la haute direction. Pourquoi de tels événements se produisent encore? Cet été, à la pataugeoire, puis chez Browns, et maintenant dans une boutique de vêtements pour toute la famille? En quoi l’allaitement peut-il être perçu comme offensant? Pourquoi les seins sont si épeurants? Qu’ils soient à peine visibles lors d’une tétée ou un peu plus visibles (hello, mon fils, qui dévoile deux secondes mon téton), les seins n’ont pas à être perçus comme effrayants, ou à cacher.

allaitement charles

Joanna, une mère de deux enfants, a récemment écrit un billet de blogue sur les raisons qui, selon elle, font que l’allaitement en public n’est pas encore accepté par tout le monde. Les principales raisons? La porno et les préparations de lait pour nourrissons.

Un extrait: “The funny thing is that the stereotypically appealing breast shape in Western culture is the one of a breast full of milk. How ironic. Porn stars, actresses, and women who believe that they to need to be sexy above all go under the knife to have breasts that look just like the breasts of a nursing, full-of-milk mom. Yet full-of-milk mom is not supposed to show her breasts any more. She should hide.”

Lorsque l’allaitement en public est vu comme dérangeant, il y a de nombreuses conséquences, pour tous, pas seulement pour la mère et son enfant nourri au sein. Il y a des conséquences, par exemple, sur l’environnement (et oui, mon sein produit moins de déchets que les contenants de préparations pour nourrissons – mais je ne devrais pas utiliser ça comme excuse pour m’acheter de l’eau embouteillée à la lime, oups).

Une autre mère a écrit un article sur un avertissement qu’elle avait reçu, et ses réflexions par rapport aux conséquences possibles.

Un extrait: “No one, myself included, would breastfeed for a year (which is really just the minimum recommendation) if we could not continue with our lives while doing so. If we were stuck at home, unable to go shopping, eat at restaurants or play with our older children in the swimming pool, it would be impossible to breastfeed for a year. If our first experiences with nursing outside of our comfort zone are of someone telling us we shouldn’t be doing it or creating a feeling of shame or embarrassment, then it is incredibly unlikely that we will continue. Breastfeeding is best for the baby; it is best for the mother; it’s best for the family, best for employers, best for the community and best for the environment. Breastfeeding is best, but if we don’t all support it — which means reacting to it no differently than we would react to the sight of a mother hugging her child — then there will continue to be women who are unable to meet their breastfeeding goals.”

L’allaitement n’est pas un devoir. Mais il est un droit, et c’est ahurissant et étourdissant de devoir le répéter. Au Canada, il est permis d’allaiter en tout temps, à n’importe quel endroit, que l’enfant allaité soit un nouveau-né, un bébé de neuf mois ou un bambin de trois ans.

source photo

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N’importe quoi

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Moment foufou mais si mignon de ma journée: mes enfants – une lapine et un petit chou en col roulé taché de fromage machouillé-puis-craché – qui dansent sur du Stromae.

 

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Une somme de détails et de douceurs

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Je ne l’ai rencontrée qu’une fois, mais je crois beaucoup en mon instinct, et mon instinct dit que Marianne Prairie, c’est une femme allumée, qui a le coeur sur la main et qui a un cerveau rempli de projets et de paires de lunettes à essayer.

Elle a publié récemment le livre La première fois que…Conseils sages et moins sages pour nouveaux parents. À la fois guide de ressources, il est rempli d’anecdotes touchantes et drôles, des anecdotes sur la vie de maman de l’auteure, mais aussi sur la vie d’autres parents. Super complet, le livre se veut, je crois, un outil pour apprendre, pour comprendre, mais aussi un appel à la solidarité entre parents et à la complicité, car nous sommes tous ou presque passés par La première fois que tu t’intéresses autant aux selles d’autru, La première fois que tu te prépares à camper à la clinique avec ton bébé et par La première fois que tu te rends comptes que ta maison postménage reste propre huit minutes.

Mon fils m'a aidée à dessiner une licorne que Marianne a placé dans son livre pour détendre l'atmosphère.

Mon fils m’a aidée à dessiner une licorne que Marianne a placé dans son livre pour détendre l’atmosphère.

Elle a répondu à mes questions, sans me donner de soundtrack parfaite pour un accouchement.

1.Quel est le pire livre sur la parentalité que tu as lu? Et pourquoi?

Marianne Prairie: Je me rappelle avoir eu un genre de « WTF!? » en voyant les tableaux de Tracy Hoggs, la fameuse auteure des Secrets d’une charmeuse de bébés. Je ne comprenais pas comment on pouvait classer les enfants dans des cases selon leur personnalité. Je suis pas très « méthode », je trouve que ça manque souvent de nuance. Je fais beaucoup confiance à ma petite voix intérieure et mes observations.

2. Quel est le pire conseil qu’on t’a donné (à propos des enfants ou de la grossesse ou de la musique à écouter pendant son accouchement, etc) ?

Marianne Prairie: Je cherche et je ne trouve pas… Je crois que mon cerveau les a volontairement oubliés pour faire de la place pour des souvenirs plus heureux.

3. Quel est le meilleur conseil qu’on t’a donné (à propos des enfants ou de la grossesse ou de la musique à écouter pendant son accouchement, etc)?

Marianne Prairie: Ma mère me répète souvent: « Mets-toi pas dans la misère. » C’est une autre façon de m’encourager à respecter mes limites (et celles de ma famille) et à ne pas trop m’en mettre sur les épaules.

4. Qu’est-ce qui te rend le plus heureuse, au quotidien, avec ta famille?

Marianne Prairie: C’est la somme de détails et de douceurs: évidemment, des becs et des rires, mais aussi des promenades qui font fi de la météo, des cheveux soyeux et ondulés, des collations sucrées-salées, des lectures en gang, des pyjamas multicolores, des mains dans d’autres mains, des odeurs de cou, des visages paisiblement endormis.

5. Qu’est-ce que tu trouves le plus difficile, dans la maternité?

Marianne Prairie: L’impuissance et la colère de les voir parfois souffrir.

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