Des yeux de princesse

yeux de princesse

yeux de princesses 1

Ma fille aime les princesses (ce n’est pas ma faute, really). Je ne la décourage pas, tant qu’elle ne me parle pas de mariage et de baisers doux de prince charmant. Pour le moment, c’est plutôt cute, comme obsession: tout le monde est une princesse, pour elle, dès qu’une robe ou une jupe est enfilée (sauf pour faire du cheval, ça, elle dit que c’est ok de porter des pantalons et de garder son titre de princesse quand même). Tout le monde est une princesse aussi si tout le monde est gentil avec elle: papa est une princesse quand il cuisine, par exemple.

Et son petit frère, son petit frère elle trouve qu’il a de plus jolis cils que toutes les princesses et ça la charme et l’éblouit.

  • Tu as des yeux de princesse et je t’aime. Tu peux me dire merci, Charlie. Tu me dis merci?

Voilà ce qu’elle lui a dit, avant de danser sur le canapé.

yeux de princesse 2

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Un nouveau mot sucré

coeur

Mon fils a dit le mot coeur. J’ai craqué et je lui ai donné une sucette.

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Des pâtes et un pipi la porte ouverte

Pâtes Bol

Un aprem parfait – sieste de deux heures, biblio Marc Favreau avec des amis et leurs petits – qui se termine par un repas dans un resto qui fait d’excellents brownies et qui nous laisse danser et faire pipi la porte ouverte, j’aime ça.

Le petit extra chez Pâtes Bol: un bol au nom de mon chou.

 

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Les enfants des tribus

Jimmy Nelson 3

Je vous propose de lire une entrevue émouvante avec Jimmy Nelson, un photographe qui rencontre des tribus, avant, avant qu’elles n’existent plus, puisque déjà la majorité de leurs membres sont partis dans les villes, y vivant dans la désolation, loin de la nature, dans des boites en carton, sous des ponts.

Ce qui est important pour eux est marquant, ce n’est pas un jeu, ce n’est pas un défi ou une résolution du Nouvel An, pour eux, c’est la journée qu’ils vivent qui est importante, ce qui est dans l’immédiat, leurs envies, leurs actions, ce qu’ils mangeront, ensemble, après la chasse.

Jimmy Nelson

L’article est confrontant: en le lisant, je ne pouvais penser qu’à mes enfants, et à comment j’agis avec eux. Ils veulent encore être dans mes bras si souvent, surtout après la sieste, une heure peut passer, sans que je ne puisse me faire un café. Je leur en veux, parfois, et je m’en veux, de leur en vouloir, et je m’en veux de ne pas les avoir sur moi, toujours, quand ils le réclament. C’est vrai aussi que je me sens bien, comme mère, ça ne me dérange pas que les gens me demandent ce que je faisais avant, et si je suis en congé de maternité, et ce que je ferai, après, car dans la tête de tout le monde, il y a un après, les mamans se doivent de retourner au travail, elles doivent crééer une rupture, elles doivent prendre des vacances sans leurs enfants, elles doivent cesser de dormir avec eux, elles doivent penser à elles.

Comme si s’occuper des enfants ne pouvaient pas être penser à elles.

C’est vrai aussi que je veux plus, et que je ne sais pas si je veux plus parce que je ressens ce que les autres veulent pour eux ou veulent pour moi, ou si c’est seulement parce que je veux plus, comme ça, parce que je ne peux pas être satisfaite que dans l’immédiat, moi. Je m’ennuie d’écrire beaucoup beaucoup, je m’ennuie de penser que ma vie pourrait être n’importe où, je m’ennuie de porter des bottes à talons très hauts.

Jimmy Nelson 2

Extrait: “Do you think this parenting style is possible in our society?

Our first one was attached to me, 24 hours of the day. I had this long wrap sling, and she grew up facing me, and then when she got older, she’d be facing out, and fall asleep. Everywhere I went on the bike, I had her in my sling. She lived in there, for about 3 years; so much so that when you took her out, she would scream, because she wanted the contact. She just came with us. If she fell asleep and we weren’t ready to go to bed, she would stay attached to me or my wife. Come bedtime, we would just put her down and we’d all sleep together.

It depends on how enthusiastic and committed you are as a parent. We live in this world of 1,001 opportunities and distractions. To keep the child away from that requires you to apply yourself as a parent, on a far greater level than most people ever do. Unfortunately, being acknowledged as a mother is not significant anymore. We believe it’s far more important to be somebody, and have a title.”

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Une comptine avec pénis à chapeaux et vulves à longs cils

Pénis et Vulve

Une musique super entraînante. Puis des pénis et des vulves. Un pénis à chapeau, un pénis à moustache. D’une couleur bizarre genre la même couleur que la neige si la neige étaient phosphorescente. Des vulves avec du mascara et des lunettes soleil.

C’est quasi psychadélique. Mais c’est pas alarmant (la musique de Snoppen och Snippan – ou Zizi et Zézette comme les Frenchy ont traduit – est vraiment bonne; elle ne donne pas envie d’avaler un Motrin et deux Tylénol). Les pénis et les vulves se trémoussent et les paroles veulent rien dire pour moi qui ne connaît pas le Suédois, mais je crois avoir deviné le mot élégante et je trouve ça pas scandaleux du tout.

Pourtant, cette petite séquence musicale d’une minute a bien fait scandale en Suède, pour cause de pseudo pornographie. La comptine, se voulant éducative, vise à montrer que les parties génitales, c’est génial, peu importe l’âge (le chapeau veut sans doute signifier aussi peu importe la toison, j’imagine, j’aime ça analyser les chansons pour enfants, wouhou).

Je vous recommande de mettre les paroles de la chanson sur Google Translate (“Voici sa bite en plein galop…”) et de lire le commentaire d’une journaliste américaine, qui, après le visionnement de la chanson festive, a remarqué que comparer cette chanson festive à de la porno n’était pas mieux que certains enseignements sur l’abstinence, prodigués aux États-Unis.

 

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Un château et la neige et les pieds lourds

mélodie nelson hiver 3

Je n’ai pas encore fait de bonhommes de neige. Ma fille en veut absolument une colonie dans la cour. Elle les nommerait tous Pipi ou Olaf, comme dans la Reine des Neiges.

Mais j’ai fait un château dans la neige.

Et j’ai glissé, glissé, sur les fesses et sur un traineau, avec mes enfants, plus longtemps que je ne pensais aimer, plus longtemps que je ne pensais qu’ils le supporteraient.

Plus tard, avant que les enfants ne m’embrassent pour dormir, avant que les enfants ne prennent mes seins et me demandent un dernier câlin, je les ai obligés à danser avec moi, trente minutes, une heure.

C’était fantastique, nous ne faisions que sauter et tourner. J’étais en camisole. J’avais chaud. Je me sentais si vivante, je n’étais pas à Montréal, j’étais au chalet de mes parents, il neigeait, il y avait des chats qui venaient manger la nourriture que je laissais dans des bols de soupe sur le balcon, et je me sentais si vivante, rien n’existait sauf le poids de nos pieds sur le plancher de bois.

arbre

 

hiver

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La force

Je bois un dernier verre de vin blanc et je suis triste, et seule avec cette tristesse, et rien d’autre, après avoir écouté un film, je ne sais pas si c’est le film qui m’a rendue triste.

Ma fille s’est réveillé, à minuit passé, parce qu’elle avait perdu sa licorne.

Elle était presque tombée du lit, la licorne, et je l’ai redonnée à ma fille, et son étreinte, son étreinte vaut toutes mes tristesses.

Ça ne me dérange pas d’être triste, si je peux avoir les bras de mes enfants et leur force.

 

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Ce n’est pas un secret ou presque

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Cher Charlie,

Je ne te dis jamais je t’aime juste à toi. Je le dis toujours pour toi, puis pour ta soeur. Je ne dis jamais je t’aime qu’à l’un de vous.

J’ai trop peur que tu penses que je préfère ta soeur parce qu’elle tremble d’être seule, elle ne veut pas être seule quand tu es dans mes bras, elle ne veut pas être seule quand je t’endors et quand papa n’est pas là, je la prends, je caresse ses cheveux, je lui dis qu’elle est mon petit chat et quand elle hurle, je hurle aussi parfois, mais je tente de la sauver, de lui montrer que je suis là. Elle n’a pas à hurler pour que je sache qu’elle a besoin d’être sur mes genoux elle aussi, qu’elle a besoin que je prenne mon temps pour l’habiller et que je sois patiente aussi, avec elle, que je la laisse chercher un collier vingt minutes dans un tiroir, que je lave un drap parce qu’il est taché de chocolat, un chocolat que tu lui avais donné, pour lui faire plaisir, à son réveil, un matin.

Ta soeur danse et chante et court et t’apprend des mots et des bêtises, quand elle est joyeuse. Ta soeur se cache, n’explique rien, se tait et pleure, quand elle se heurte à ce qu’elle ne veut pas, un boeuf-carottes, ou quelque chose que je ne devine pas.

Je ne te dis jamais je t’aime juste à toi, parce qu’elle est la première, la première à qui j’ai dit je t’aime plus que tout au monde, et c’est vrai, c’est encore comme ça, je l’aime plus que tout au monde, mais toi, toi aussi, je t’aime plus que tout au monde, et je ne pense pas qu’elle puisse le comprendre tout de suite, même si elle, son premier je t’aime, c’est à toi, qu’elle l’a dit.

Ce weekend, j’étais allée faire les courses, et quand je suis rentrée, tu a pris mes sacs en plastique et tu as tenté de les amener à la cuisine. Ils étaient trop lourds, alors tu me les as tendus, je les ai pris et tu m’as suivie à la cuisine. J’ai laissé les sacs sur le plancher de céramique et tu m’as aidée à les vider. Quand j’ouvrais la porte du réfrigérateur, tu me donnais les mûres ou la salade verte ou le pain pita. J’ai laissé des patates sur le comptoir. Tu as compris que c’était pour le repas. Tu ne parles pas encore, pas beaucoup, quelques mots, maman, papa, pipi, caca, encore, couteau, dodo et le bruit du cochon et des camions de pompiers, et tu t’es plaint, tu voulais me faire savoir qu’il fallait tout de suite que je prépare les patates, avec toi, ton souffle était pressant, tu avais poussé un tabouret contre le four et tu me voulais à tes côtés.

Ce n’est pas moi qui fait les repas, pas le soir, et ton père est venu te rejoindre. Il n’a pas plus ouvert les lumières que moi. Seule la lumière au-dessus du four était ouverte, sur vous deux, et sur le sac de patates. Tu as demandé un couteau, parce que tu veux toujours un couteau et ton père t’en a donné un, un couteau et une spatule et vous avez cuisiné ensemble.

Je suis allée m’étendre sur le canapé et j’ai lu une histoire à ta soeur, et je t’aime et je l’aime.

charlie cuisine

 

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Sourcils furieux et papa princesse

paroles d'enfants 2

J’aime ça cliquer sur mille liens proposés par mes amis Facebook et parfois c’est oublié en deux secondes-même pas lu, parfois c’est merveilleusement intelligent et parfois c’est trop mignon et il faut que je partage moi aussi.

Martin Bruckner, un papa qui note et illustre les mots de sa petite fille, me fait trop craquer. Je ne me souviens plus qui avait vanter ce mec, mais who care, je n’oublierai pas de suivre les prouesses de sa fille.

paroles d'enfants

paroles d'enfants 3

paroles d'Enfants 4

 

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Le sexe pendant la grossesse: torride ou absent?

Moi enceinte, souhaitant être sexy en envoyant des hello en selfie à mon mec.

Moi enceinte, souhaitant être sexy en envoyant des hello en selfie à mon mec.

Dans une série de trois billets pour TPL Moms, je parle des envies sexuelles pendant la grossesse.

Dans le premier billet, j’explore les effets de chacun des trimestres d’une grossesse sur la libido. J’y confie aussi que ce qui a plus fucké ma vie sexuelle, ce n’était pas les dix mille hormones supplémentaires que j’avais lorsque j’étais enceinte, mais l’impression de ne pas être comprise par mon mec. Je lisais des livres sur la grossesse et je notais, à l’aide de post-it, des choses que je voulais qu’il connaisse, pour mieux me comprendre, pour mieux saisir ce que je vivais. C’est vrai que j’étais fatiguée, et j’aurais voulu qu’il sache à quel point, et qu’il comprenne que ce n’était pas juste dans ma tête, mais scientifiquement prouvé, que je ne laissais pas de la vaisselle pas propre dans l’évier parce que j’étais soudainement capricieuse. Il était fatigué aussi, et il n’a jamais lu les pages que j’avais marquées pour lui. Oh well, je ne suis pas parfaite, et lui non plus. (Mais notre vie sexuelle n’en souffre pas vraiment, ouf.)

Sperme

Dans le deuxième billet, une amie se confie sur ce qu’à provoquer sa grossesse, étant tombée enceinte très rapidement après la rencontre de son amoureux. Pour eux, ça a été un rapprochement très beau, ils étaient guidées par des envies de douceur et de laisser tomber tous les tabous.

Le troisième billet révèle ce qui se passe aussi parfois dans un couple et qui peut sembler paniquant : la grossesse comme obstacle à la libido.

Bonne lecture ! Bisous !

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