Ce que j’aime de ma maman

moi maman élisa

  1. Elle repousse toujours ses limites.

Blessée, fatiguée, avec un enfant ou deux enfants ou trois enfants angoissés, des repas à préparer, des examens à corriger, ma maman réussit à oublier que Netflix existe et elle court et elle pédale et elle accumule les mèches de couleurs dans les cheveux autant que les pays à visiter.

2. Elle n’aime pas parler au téléphone.

Je n’ai jamais cru qu’il m’était obligatoire de parler trois heures au téléphone pour être une vraie fille. Elle ne m’a jamais demandé de la téléphoner tous les jours non plus. Nos engueulades sont par écrit, nos je t’aime aussi, et sinon, nous préfèrons nous voir et prendre le thé ensemble pour parler de tout et tous les riens du quotidien.

3. Elle sait écouter.

Tout le temps. Sans dire qu’elle a mal, à écouter, parfois. Elle écoute, elle pose des questions, pour mieux comprendre, mais ne dicte rien.

4. Elle parle des autres sans les juger, toujours avec respect, même quand elle potine.

5. Elle est belle. Elle se trouve belle, maintenant, je pense.

Ma maman, ex anorexique, ma maman que j’imagine tourmentée, que j’imagine avec des chemisiers trop larges ou trop serrés, pour elle, ma maman devant un miroir, ma maman à avaler des kilos d’eau pour peser plus qu’un fantôme. Elle est si belle, je l’ai toujours trouvée belle, comme une enfant qui trouve plus belle sa maman, plus belle que toutes les autres mamans. Aujourd’hui, je pense qu’elle se trouve belle aussi.

6. Elle dit que son prénom est le mien, quand elle boit un verre de rosé trop rapidement.

7. Elle fait que ce qui lui plait.

Elle ne se préoccupe pas des autres, ceux qui n’importent pas pour elle. Et je pense que c’est elle, la raison, pour laquelle je m’en fouette, de porter des leggings argentés à 8h am, de chanter trop fort dans les parcs, elle est la raison pour laquelle j’espère être une femme forte et fragile, fidèle qu’à ce en quoi je crois vraiment.

8. Elle m’a toujours laisser rêver, sauf quand je voulais devenir comédienne parce que j’avais découvert que Shakespeare existait.

Pour elle, j’aurais pu être détective privée, une auteure de romans policiers, une vétérinaire, une médaillée d’or au javelot (hell no!),  j’aurais pu inventer des robots qui cuisinaient mieux qu’elle, j’aurais pu tout faire, parce que jamais elle n’a nié ma volonté ou mes désirs.

9. Elle est d’une intelligence vive, mais toujours capable de remettre en doute ce qu’elle croit.

10.Elle est ma maman.

Elle a choisi de m’avoir et d’avoir mes frères et de travailler et d’être là pour nous, aussi. Elle m’a acheté mes premiers soutifs avec des petites raquettes de tennis au creux des seins, elle m’a inscrite à des leçons de piano, elle a crié, elle m’a punie, elle m’a fait les plus beaux câlins du monde, à deux ans, dix ans, trente ans. Elle m’aime. Elle est ma maman et même si je sais qu’elle est plus que ça, elle est ma maman, et je ne l’appelle pas autrement, je dis je t’aime maman, je dis ça va maman, elle est ma maman.

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Allaitement, travail du sexe et vêtements de maternité différents

calendrier sex work

Hello y’all

J’admire beaucoup la sensibilité des autres, leurs rêves, leurs ambitions et ce qu’ils réussissent à communiquer, avec douceur ou doigt d’honneur. Je vous suggère trois découvertes inspirantes récentes, trouvées sur le web.

1. Les deux puces, un blogue avec plein d’informations intéressantes, qui ne fait pas croire que l’allaitement crée des génies ou que le co-dodo est un voeu de rivaliser avec la mort.

2. Moi je n’ai jamais réussi à parler de mon expérience dans l’industrie du sexe tout en la liant à ma parentalité. Annie Temple le fait et elle dit basta à la stigmatisation, tout en expliquant en quoi les travailleuses du sexe font d’excellents parents.

3. Je suis vraiment impressionnée par la determination et les idées brillantes de Vanessa Newman, une designer de vêtements de maternité pour des mamans queer.

Je vous suggère ces lectures inspirantes. Bisous!

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Un weekend de peluches à recoudre et de siestes

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Weekend à me réveiller très tard, avec Mini Dragon contre moi, à presque onze heures. Lui, encore habillé comme la veille, moi en cardigan trop douillet pour être retiré.

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La veille nous avions fêté les soixante ans de mon oncle dans un chouette resto à Repenpen, Le Coup Monté. Le resto d’un ami d’enfance, mon voisin qui se souvient de mon amour pour la chanson de Watatatow et pour le jeu Kick la cacane.

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Samedi de réveil tardif, de petits pieds chauds et de brunch brésilien avec des amis-sans-enfants, dans un appartement avec de la déco qui ne demandait qu’à être brisée en mille morceaux ou tachée ou parsemée d’autocollants de fleurs et de camions de pompiers.

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Weekend 2

Dimanche à la bibliothèque, de papa qui répare des peluches, de promenade en bicyclette, sous un ciel gris. Ma fille qui me dit: “Il faut aimer la pluie. Sans la pluie, il n’y a pas de fleurs. Moi j’aime la pluie et Jésus.”

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La meilleure équipe de baseball ever

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Ma fille adore son chandail des Canadiens de Montréal, un cadeau de son tonton alors qu’elle avait un an et qu’elle flottait dans son chandail de taille six ans.

Elle croit que les Canadiens de Montréal, c’est une équipe de baseball et elle a bien hâte d’être dans une équipe de baseball pour que je la regarde d’une estrade, dans un parc, en train de manger une poutine dans un habit de cheerleader (ok l’habit de cheerleader, c’est mon rêve à moi, pas le sien).

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# bébéatrice: des mots magiques d’une enfance en images

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La présentation de l’auteure de # bébéatrice fait rire: “Béatrice Lepage est connue de sa famille pour sa volonté de dominer tous les êtres vivants qui l’entourent, que ce soit par le charme ou la torture psychologique. Elle est l’auteure de Pwree Pwree Go Wo Way, une chanson en anglais qu’elle seule comprend.”

La coquinette de Guy A. Lepage placote de tout dans ce recueil de mots d’enfant mis en images par Éric Godin. Certaines manies de la belle font moins rigoler, les parents y devinant autant leur progéniture que la petite Béa, par exemple dans le refus de cette dernière de s’asseoir sur un banc en compagnie d’une « étoile d’araignée ».

D’autres souvenirs choisis sont plus percutants, comme l’impression de Béa qu’à Londres (“Lombres”), il fait perpétuellement noir, car lors de conversations sur Skype avec son grand frère, c’est en effet toujours la nuit.

Mini Dragon a refusé pendant toute une journée de me prêter le livre, qui matchait trop bien avec son t-shirt de Thomas le train.

Mini Dragon a refusé pendant toute une journée de me prêter le livre, qui matchait trop bien avec son t-shirt de Thomas le train.

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Des crottes d’oiseaux et du rose fluo

Blacks Snaps 1

Black Snaps

La première fois que j’ai entendu parler de la designer Pétronille Gillet, c’était lorsqu’une de ses meilleures copines m’a dit qu’elle cherchait un livre d’Amélie Nothomb pour l’offrir à son amie au prénom si rare.

Je l’ai ensuite rencontrée pour vrai de vrai. J’ai grignoté des croustilles et bu une succulente concoction au gin et au gingembre en sa compagnie.

Depuis peu, Pétronille offre des t-shirts très spéciaux, via son entreprise BlackSnaps. Des t-shirts sérigraphiés, en quatre collections, en collaboration avec quatre artistes différents: Boréale par Yann Black, Queen Z par Zazie (la fille de Pétronille!), Zigotos par Mimi Traillette et Little Market par Magali.

Quand tu étais petite, tes parents t’habillaient comment? Est-ce que tu te souviens des tenues préférées de ton enfance?

Pétronille: Nous étions une famille de 4 enfants, notre budget vestimentaire était limité. Je récupérais souvent les vêtements de ma grande soeur, ce qui ne m’enchantait pas toujours.

Ma grande mère nous confectionnait aussi de belles robes pour les grandes occasions. Je me souviens particulièrement d’une robe rouge à carreaux avec un col blanc et de petits fruits brodés. Le col n’est pas resté longtemps blanc parce qu’un oiseau m’avait chié dessus lors d’une promenade. J’en avais beaucoup pleuré.

Pétronille

Comment t’es venue l’idée de ta collection de vêtements?

Pétronille: Les dessins de ma fille Zazie m’ont beaucoup influencée. Je suis tellement fan de ce qu’elle crée, de son univers. C’est de là que m’est venue l’idée de jouer avec ses dessins, grâce à la sérigraphie.

J’ ai ensuite pensé aux artistes qui m’entourent et qui pourraient participer à mon projet. J’ai pris des cours, beaucoup lu, ai eu la chance d’avoir un entourage super qui n’a cessé de m’encourager.

Me voilà un an plus tard avec ce beau projet dont je suis extrêmement fière.

Blacks Snaps 2

Quels sont les plus gros défis d’une designer comme toi?

Pétronille: Le plus difficile est de rester authentique. Je sais que mes goûts ne sont pas nécessairement “communs”. Ma touche de rose fluo, je veux l’utiliser de manière unisexe. J’aimerais qu’aucune barrière de couleurs pour filles et garcons n’existe dans le monde BlackSnaps. J’essaie donc de créer de jolis petits t-shirts, accessibles au plus grand nombre, tout en y révélant ma personnalité.

Quels sont les plus gros défis d’une maman comme toi?

Pétronille: Mon plus grand défi est de continuer à gérer ma vie personnelle et ma petite entreprise. Je veux rester le plus disponible possible pour mes enfants, mon mari, mes amis. Rester présente à tout moment.

Je suis d’abord une maman et je veux que ça reste ma priorité. Ce n’est pas toujours facile mais j’y travaille le plus possible.

Qu’est-ce que tu aimes le plus de la maternité?

Pétronille: Quand j’ai eu ma première fille à 24 ans, ça été pour moi une révélation.

Wouaaaaa je ne pensais vraiment pas qu’un enfant puisse autant changer ma vie et je ne pensais pas être aussi heureuse. J’aime être une maman et voir grandir mes enfants, je suis en train de vivre le début de l’adolescence de ma plus grande et la période du «non, pas envie», «c’est nul», «c’est cool» avec mon plus petit. Et j’ai ma Zazie, qui ne trouve pas vraiment sa place entre les deux autres. Elle vit dans sa petite bulle créative. Ce n’est pas toujours évident.

Mes enfants me font beaucoup rire. J’aime leurs différences d’âges et leur personnalité. Je suis leur plus grande fan.

Black Snaps 3

Qu’est-ce que tes enfants font qui t’énerve au plus haut point?

Pétronille: Je ne supporte pas qu’une de mes filles me disent «oui» en levant les yeux vers le ciel.

Je déteste qu’elles jouent avec une de leur dent qui est sur le point de tomber, que mon fils me demande 20 fois de venir le soir avant le dodo ou que mes enfants rigolent à propos de pipi et de gros caca.

Pour admirer les créations et acheter un t-shirt à un mignon petit voisin:

Site web de BlackSnaps

Page Etsy de BlackSnaps

Page Facebook de BlackSnaps

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Refuser la tristesse

Justine Lévy

J’étais conquise dès la première phrase de La gaieté, le dernier livre de Justine Lévy: “C’est quand je suis tombée enceinte que j’ai décidé d’arrêter d’être triste, définitivement, et par tous les moyens.”

La tristesse, pour moi, avant d’être enceinte, c’était un peu refuge, presqu’une obligation, un repos, c’était aussi inconfortable que réconfortant, être triste, toujours, souvent, puis de ne plus l’être, en sortant, en dansant, en me baignant, en restant longtemps sous le jet d’une douche, dans le noir.

Je me suis refusée d’être triste, quand j’attendais ma fille. Je ne voulais pas que ma tristesse ne l’atteigne. Je repoussais les cauchemars, les gens que je pouvais croiser dans la rue et dont j’avais peur, une seule personne, que je n’ai finalement pas croisée, parce que je suis bonne pour ne rien voir, et aussi, peut-être, parce que je ne l’ai jamais véritablement croisée, cette personne, cet homme qui habitait près de chez moi et qui s’achetait un chien et des mensonges pour m’avoir encore.

“Moi j’ai tout oublié. Je ne veux plus savoir plus entendre plus sentir plus me souvenir. Il y a sans doute une part de moi qui est triste à ma place, et qui pleure pour moi, pour toutes les fois où  je n’ai pas pleuré, où j’ai serré les dents.”

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Être ce que nous sommes, maintenant, pas pour les autres

photo par Valérie Poulin

source photo Valérie Poulin

J’ai longtemps été naïve, je ne pensais pas à ce que les autres disaient de mes cheveux permanentés, de mes lunettes, de mon nez à la Jacques Ferron, de mon appareil orthodontique, de mes bras maigres, de mes jambes maigres, de mes vêtements.

Quand j’ai porté pour la première fois un t-shirt de Calvin Klein, acheté lors d’un voyage en Floride avec mes grands-parents et ma cousine, deux-trois filles de mon école secondaire m’ont dit que je m’habillais enfin cool ou comme elles ou un truc comme ça. Et j’étais contente. (Mais j’ai continué à porter mes ensembles en coton ouaté de chez Zellers, sans stresser de pas être dans le top 3 ou top 300 des filles hot de secondaire deux.)

Je me maquillais dans une école ou les filles ne se maquillaient pas encore, je m’habillais en jupe à carreaux et certaines personnes me détestaient parce qu’elles croyaient que cela voulait dire que j’étais parfaite et que je croyais l’être. Je portais aussi un jean troué qui montrait mes fesses et les plus laides culottes blanchâtres-grisâtres-tachées du monde.

Je suis encore un peu comme ça, mais avec de plus jolies culottes: je me fouette beaucoup du regard des autres, facilement. Pas par naïveté, je ne crois pas, mais juste parce que ce n’est pas trop important pour moi. Toutefois, si je ne sens pas de pression des autres, je ressens facilement de l’insatisfaction, de l’envie ou de l’angoisse, à feuilleter des magazines, à regarder des vitrines de magasin, à écouter des séries qui me font sentir vieille, de ne plus passer des soirées à danser, qui me font regretter, presque, qui ne me font pas regretter, mais qui pourraient me faire regretter, ce que je suis maintenant, ce que j’ai délaissé, pour être maman.

J’ai écrit deux billets sur TPL Moms sur l’obsession de perfection, sur le fait que personne ne l’est, que ce n’est pas nécessaire de vouloir être autre chose que ce nous sommes, maintenant, ce n’est pas nécessaire de croire que les mamans du parc sont plus cool que nous, ce n’est pas nécessaire de résister à l’idée de s’arracher les cheveux parce que notre teinte de cheveux n’est pas celle de la saison, selon Clin d’oeil. Ne résistons pas, faut oublier, oublier la pression, faut apprendre à délaisser ce qui est inutile, ce qui nous empêche d’être juste bien, juste juste bien.

1. Ni indigne, ni parfaite

“Il y a des femmes qui embrassent leur copain, mais qui s’engeulent tous les deux jours ; qui dorlotent leurs enfants tout en ayant très hâte qu’ils dorment enfin sans se réveiller avant midi ; des mamans dont l’ami le plus proche est un clavier d’ordinateur. Ça vous rappelle quelqu’un? Vous? Votre voisine? Une maman croisée dans un café ou dans un parc thématique?”

2. Des imperfections à assumer: des secrets de mamans

“Des matins j’entends ma fille qui est réveillée et je ne me lève pas, parce que je ne suis pas capable. Elle reste tranquille dans son lit et je peux me reposer encore un peu. C’est pourquoi je ne suis pas prête à enlever ses barreaux de lit.”

 

 

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Jésus et son amour pour tout le monde

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La semaine dernière, en passant devant l’église près du parc d’hiver que nous fréquentons deux fois par semaine, ma fille m’a dit que Jésus était son ami parce qu’il voulait que tout le monde s’aime et qu’elle allait le dire à Son Père et qu’Il serait heureux et le dirait à Jésus et peut-être que Jésus allait faire d’elle sa reine et lui donner une licorne.

J’ai oublié d’ouvrir la télévision à Pâques et de lui montrer les heures interminables d’oliviers, de disciples, de louanges, de méfiance et de Jésus sur la croix que je me forçais à écouter, petite.

Elle en sait tout de même beaucoup, elle sait que Jésus aime tout le monde et qu’il voudrait que nous aimions tout le monde, même si ma fille n’aime pas les méchants et même si moi je voudrais aimer tout le monde, je l’ai longtemps dit que j’aimais tout le monde, mais là, sauf les gens qui commentent des articles du Journal de Montréal, en se trompant d’ennemi, en se trompant de valeurs, en vantant leur liberté au détriment de celle des autres.

J’ai une amie qui porte le voile et qui n’a pas osé sortir de chez elle pendant plusieurs mois, l’an dernier. Elle ne mangeait plus. Elle vomissait son anxiété. Elle avait peur d’être attaquée, elle avait peur que son voile soit arraché, son voile qu’elle porte, le tissu qu’elle porte sur ses cheveux parce qu’elle peut bien porter ce qu’elle veut, que ça représente quelque chose de fort pour elle, que ça ne représente rien du tout pour les autres, que ça ne représente rien du tout pour les autres, pourquoi pas, mais que ça ne représente pas des faussetés, vous ne la connaissez pas, je ne la connais pas tant que ça, mais son voile, elle le porte, devant vous, et elle sourit et quand je la vois j’ai envie de pleurer parce que ses yeux brillent tout le temps.

À Pâques, j’ai pensé à elle, et je l’ai croisée le lendemain, et j’ai été rassurée.

 

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Bataille de q-tips et de crème à raser

douche 1

douche 2

J’aime prendre de longues douches.  Je prends mon café, je chantonne, je porte un casque de douche de petit diable, puis je l’enlève pour me laver les cheveux, je remets le casque pour faire rigoler les enfants et les rendre assez envieux, les jambes qui tentent d’escalader la baignoire pour venir me piquer le casque de bain.

Quand ils ne disent rien, ni sur mon casque, ni sur la couleur de la bouteille de shampoing, quand ils ne disent rien, qu’ils ne me demandent pas pourquoi je ne joue pas, moi, dans le bain, avec des canards et des pastilles de couleur et des bateaux, quand ils ne disent rien, j’ai peur.

Mais pas assez pour ne pas boire tranquillement mon café.

Puis, je sors de la douche, et les q-tips sont partout, le papier higyénique aussi, ma bouteille de shampoing sec dans une boite en carton, ma crème à raser disparue.

Quand je sors, les deux font semblant d'être les enfants les plus sages du monde.

Quand je sors, les deux font semblant d’être les enfants les plus sages du monde.

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